Les progrès de la science nous
révèlent l'extrême fragilité de notre nature. Et, étant donné que cette
science ne peut pas nous conférer l'immortalité, nous cherchons dans la
religion ou la spiritualité, les secrets de l'éternité.
Certains
vont à la spiritualité (ou à la religion) par peur de mourir dans le
piège du feu éternel tendu par la science. D'autre pour conjurer le
mauvais sort que la science (ou plus justement la perversion qui en
découle) fait abattre sur l'humanité. D'autres encore pour percer le
mystère de la Divinité Incarnée dans l'Énergie Universelle, pour
conquérir la déité.
Les progrès scientifiques n'ont pas permis
d'éviter le 11 septembre ou le tsunami de décembre 2004. Ces
catastrophes, humaines ou naturelles, nous conduisent à nous interroger
sur le sens de la vie, sur la vie, sur le principe créateur... Pour
comprendre, on cherche Dieu.
Je dirais aussi que ce qui rapproche
l'homme de Dieu, ce n'est pas la science, mais la conscience de
l'esprit du désastre qui règne dans le monde.
La spiritualité (pas
forcément la religion) nous aide à nous plonger au fond de nous-mêmes,
pour mieux nous connaître, pour mieux nous imprégner du parfum de ce
Dieu qui n'est qu'en nous, au coeur de notre coeur, et nulle part
ailleurs.


