Sigui Siddick MINGA Rêveur serein, je milite pour un monde sans préjugés. Je partage profondément cette pensée baha'ie: "Nous sommes les fleurs d'un même jardin, les feuilles d'une même branche..." QUE RÈGNE LA PAIX DANS TOUS LES COEURS !
CRIMES, DRAMES, BRUME PARTOUT : Pourquoi toujours l’Afrique ? Publié le : 12/11/2009 19:29:51
CRIMES, DRAMES, BRUME PARTOUT
Pourquoi toujours l’Afrique ?
Devant
l’étendue des horreurs que l’actualité africaine nous impose à longueur
de journée, devant l’attitude indolente, condescendante, écoeurante de
lenteur et exaspérante de silence de ceux dont seule la voix pèse le
poids de la paix, devant la lente agonie douloureuse de coeurs naïfs
dont le râle est couvert par l’odeur du pouvoir et le bruit des
dollars, devant le cri des enfants qui bavent dans le sang de leurs
parents qui tombent sous les balles folles des fous politiques, devant
les larmes des femmes sans arme dont le regard sans flamme implore Dieu
pour voir une dernière fois au moins, les corps de leurs maris péris
dans la pire des barbaries, devant tant de crimes impunis, tant de
drames cautionnés, pistonnés, avalisés par des monstres à visage
humain, devant toute cette brume qui couvre l’horizon toujours sombre
qui exhale la puanteur incontournable de la mort, devant la désolation
qui règne partout, je me suis souvent demandé : pourquoi l’Afrique,
toujours l’Afrique ? Et comme jamais je n’ai eu de
réponse, j’ai écrit, il y a des dizaines de mois, cette prose presque
poétique adressée à l’Afrique. Des mots toujours d’actualité,
malheureusement, et que je mets régulièrement à jour à chaque nouveau
massacre dans un nouveau pays du continent. Il me plaît de partager ce
texte avec vous, en ce jour où les larmes diluviennes de la Guinée
tombent encore dru sur notre conscience :
« Afrique, mon Afrique Y a-t-il au monde des hommes sincères qui t'aiment et qui veulent te voir grandir ? Ô toi la friche des rêves évanouis, des projets avortés, des plaisirs inassouvis, des amours inachevées, Ta
bosse qui te fait courber l'échine depuis des millénaires serait-elle
le signe d’une malédiction qui lierait ton destin à la vase du monde ? Jusqu'à quand le fric et le chic du
pouvoir continueront-ils de monter tes enfants les uns contre les
autres pour te déchirer et toujours faire couler le sang innocent des
fruits verts de tes entrailles encore palpitantes de douleur ? Ne te lasses-tu pas de tant de
souffrance, de tant de misère, de tant de haine, de tant de guerres
ruineuses, absurdes, ignobles, avilissantes ? Afrique, mon Afrique Le
coeur de tes terres, le ventre de tes océans ne sont-ils pas encore
repus des corps du Sud, des corps des Grands Lacs, des corps du
Darfour, des corps de Gnassingbéland, des corps d'Éburnie, des corps du
Libéria, de la Sierra-Leone, de l'Angola, du Kenya... ? Les corps de la Guinée de Dadis ne
sont-ils pas de trop ? Y a-t-il encore des cimetières pour contenir tes
cadavres ? Vas-tu toujours continuer à te laisser diviser, à te faire
saigner, malmener, massacrer, au grand bonheur des esprits colons qui
rient sous cap en te disant YAKO ? Au grand dam de ceux de tes enfants
qui souffrent de ton déclin sans fin ?
Afrique, mon Afrique Pourquoi
toi, toujours toi, quand on parle de victoires volées aux élections,
quand on parle de conflits ethniques, quand on parle de tripatouillages
de Constitutions, quand on parle de rebelles, de criquets, de famine ?
Pourquoi toi, toujours toi ? Les "héros" qui sont passés te "civiliser"
t'auraient-ils réglée d'avance pour vivre tous ces malheurs, pour
donner à leur conscience, une bonne raison de revenir te "re-civiliser"
? Serais-tu vraiment sauvage, sans civilisation, sans conscience ?
Afrique, mon Afrique Ô toi la friche des rêves évanouis, des projets avortés, des plaisirs inassouvis, des amours inachevées, Ta bosse qui te fait courber
l'échine depuis des millénaires, serait-elle le signe de la malédiction
qui lierait ton destin à la vase du monde ? Si oui, alors, qui va nous
sauver ? Devrais-je aller demander à Dieu pourquoi la Mère de
l'humanité doit être la terre de l'iniquité ? Oui, peut-être devrais-je
le faire. Mais avant, je tiens à te dire : je
t'aime Afrique, mon Afrique. Une mère est toujours belle pour son fils.
Même si elle est bossue ! Oui, je t’aime, maman Afriki, mais toi aussi,
comprends-moi un peu ! »
Malgré tout, je pense qu’un jour, la brume se dissipera. Un jour. Pourvu que ce jour voit le jour !
Bien à vous.
MINGA Sigui Siddick
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Je voudrais que tous tes souha... Colette Simon | 10/02/2010 03:19:29 [lire le détail]