|
Les JIFAA 2007
Le film d’animation maghrébin à l’honneur
Les 22, 23 et 24 décembre prochains, Alger accueillera la quatrième édition des Journées internationales du film d’animation d’Alger à la salle Ibn Zeydoun
Même si les précédentes éditions sont passées, presque, inaperçues, il s’avère que cette année, le Ministère de la Culture, en partenariat avec l’association culturelle Patrimoine, MD Ciné et l’ambassade de France en Algérie, la délégation Wallonie Bruxelles, Tv5Monde, Unifrance et MediAlgérie, a fait des efforts considérables pour mettre sur pieds cet événement, d’autant plus que cette discipline a été longtemps négligée dans notre pays, une encourageante manière d’affirmer l’importance d’une telle initiative.
Les films d’animations, à notre époque, reposent sur des moyens techniques abondamment diversifiés, du dessin gravé directement sur la pellicule, jusqu’aux procédés actuels ayant recours à l’informatique, à l’électronique et à l’image de synthèse.
M. Mohamed Meziani, commissaire des JIFAA nous a confié «de nombreux professionnels, algériens, tunisiens, marocaines, français et belges, sont attendus à cette quatrième édition.», en ajoutant «comme chaque année, les JIFAA sont dédiés à un pays, nous profitons de la manifestation Alger, capitale de la culture 2007, pour les dédier, cette année, au film d’animation maghrébin.»
Le programme des projections est incontestablement de qualité, car il contient des chefs d’œuvres récents, on citera «Persépolis» de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (Prix du Jury au dernier Festival de Cannes), «Les naufrages de Carthage» en présence du réalisateur Abdelkrim Belhadi, «Azur et Asmar» réalisé en arabe et en français, et sera présenté par son réalisateur Michel Ocelot et de la comédienne Hiam Abbas, «Renaissance» de Christian Volckman, la toute dernière réalisation du tunisien Mohamed Houssine Grayaa, intitulée «L’Enfant roi» (animation ombre chinoise). Et enfin «une sélection de l’association Patrimoine, en présence des réalisateurs et de Mohamed Aram, un pionnier du film d’animation en Algérie.» déclare M.Meziani.
La quatrième édition des journées internationales du film d’animation, ne manquera pas de professionnalisme, puisqu’en marge des projections, des rencontres auront lieu, la première sur l’usage de la langue dans le cinéma d’animation, un débat animé par l’actrice Hiam Abbas et Zina Berrahal de TV5Monde sur les techniques de traduction dans le cinéma d’animation. La seconde, une rencontre autour de l’histoire du cinéma d’animation au Maghreb, sera animée par Olivier Catherin et en présence de Slim et de Mohamed Sancho.
Egalement, des ateliers pédagogiques, animés par des spécialistes confirmés, seront consacrés à la réalisation de story-board (communément dénommé scénarimage). Cet dernier retiendra l’attention, car destiné aux professionnels, pour les aider a élaboration des story-board, en respectant les normes internationales des studios de film d’animation.
Aussi, différentes intervenants viendront nous éclairer sur le film d’animation, M.Meziani déclare que «l’Algérie sera représentée par Tewfik Fadel (président de l’association Patrimoine), son atelier comportera plusieurs projections. Tewfik Fadel ira chercher dés le début des années quatre-vingt et jusqu’en 2007, les créations algériennes, comme «Le train de Bouzid» (Slim), «La cigale et la fourmi » (Matelh Abdellatif), «Lie» (Chihab Khaled), ou encore«Krash (Zakour Kamel), «Kallila oua Dimna» et le récent «Numedia», des créations des membres de l’association Patrimoine.».
Pour sa part, la Tunisie représenté par Florence Pisher (directrice de production à Audimage), mettra en exergue les caractéristiques du cinéma d’animation tunisien. Tandis que le marocain Mohamed Beyoud, (directeur artistique du Festival international du cinéma d’animation de Meknès) parlera plus des films produits au Maroc.
D’autre part, la Belgique sera représentée par Vincent Gilot, qui débattra, en enchaînant des films, des particularités du film d’animation. La France, quant à elle présentera des débats animés par trois écoles ; les Gobelins, une école d’enseignement supérieur, spécialisée dans le multimédia, la communication graphique et le cinéma d’animation. L’école Supinfocum (Ecole supérieure d’informatique de communication), et enfin, l’Ensad (Ecole nationale supérieure des arts décoratifs.)
Les Journées internationales du film d’animation d’Alger, pour cette année, engendreront bien des volontés et des vocations, du moins nous l’espéreront, car cette importante branche du cinéma n’est pas très étendue dans notre pays, d’autant plus qu’elle a toujours suscité l’intérêt du grand public.
|