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D'abord, à travers l'Art, entretenir et enrichir la " Mémoire Collective " des malgaches. Cela reste un devoir par respect des origines. Trouver alors ce qu'il faut préserver, et le transmettre, le traduire. A ce niveau de recherche, apparenter mon travail à celui des ethnologues. Le rôle de ces derniers consiste à " montrer ce qui se cache " à travers la culture et les différents aspects de la vie quotidienne d'un peuple. Et, puisque sur le plan économique et culturel le monde n'a plus de frontières, contribuer à faire connaitre Madagascar au delà de l'Ocean Indien à travers les arts plastiques. Car, qui d'autres pourraient parler de cette île mieux que ses ressortissants, si de surcroît artistes? Cela établi, s'ouvrir au reste du monde par d'autres moyens que j'ai à part la sculpture: la musique et l'écriture. Pour exprimer les aspirations, non plus celles du passé mais du présent. Peut-être même esquisser celles du devenir? Et cela nouvelles donnes de la communication obligent, avec une langue parlée et comprise dans une grande partie du monde: le français. C'est pourquoi j'écris, en suivant le pas d'un autre poète d'expression franco-malgache nommé J.J. Rabearivelo, qui n'avait cependant pas pu venir vivre en Europe de son vivant (l'administration coloniale avait refusé au dernier moment sa participation à un grand évènement littéraire en France). Comme j'ai cette opportunité, je m'emploie à continuer son long et fastidieux travail qui consistait à être l'ambassadeur de l'espace imaginaire des malgaches. Ainsi j'entends organiser et orienter mon travail. L'Art me permet alors, et quitte à être trop consensuel, non seulement d'enrichir la France d'une partie de cette civilisation lointaine, mais d'honorer les malgaches en contribuant à mieux les faire connaître.
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