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Rien ne vaut la grandeur de cette condition humaine dans sa laideur macabre et sa beauté éblouissante Rien ne vaut cette vulnérabilité voilée par sa propre nudité ... sauf peut être cette lumière qui se métamorphose dans une œuvre d'art !. On devrait être tous des artistes rien que pour un moment, rien que pour un instant dont l'espace a pu échapper à ceux qui créent la laideur . Notre imaginaire fermenté par une expérience dans une société dépourvu des sens réels de repérage, n a pas évalué que difficilement. Un labyrinthe dont les issues sont toutes fermées, ne peut être un croquis pour expérimenter l'imaginatif.. Que faire dans une société dont l'imaginaire est estropié de son imagination ? La réponse ne peut être que dure, dans la mesure ou l'Homme ne peut être un être vivant sans imagination.
Durant le flux et le reflux dans l'histoire de notre société, les vagues et les flots des visionnaires n' ont jamais cessé de clapoter avec Averroès ou Ibn Khaldoun, mais le choc a été total avec khaerddine l' ami de Sartre dépourvu de toute existence au Maroc, sauf le temps d'y mourir ! L'exemple par excellence d'un imaginaire estropié !!. Que faire pour comprendre une toile de Cherkaoui ou plus encore, l'approche du peintre, si on a jamais su que le signe à toujours fait partie de notre culture et que celle ci a besoin d'une brise non pour survivre mais pour nous faire vivre. Y' a- t-il une possibilité de concevoir la projection institutionnelle de notre culture comme un ancrage moderniste de notre vision du monde ? La réalité de notre système d' éducation a réclamé, sur tous les fronts, la rupture entre l'imagination et l'imaginaire, ce qui est déjà opéré à travers notre histoire moderne; entre le folklore du tourisme et les traditions réelles de l'Atlas par exemple, entre l'architecture moderne comme concept de base et l' architecture dites marocaine….Les structures sociales établies par la loi n'ont aucune relation causale avec notre imaginaire collectif tant que celui ci ne se développe pas pour engendrer de tels structures, et l'institution établie n'a pas de pouvoir de procréation puisqu'elle est totalement stérile.! Ce cercle vicieux étouffe toute imagination éventuelle; c'est pour ça qu'on ne peut que changer le ministre sans changer le ministère ! Si parfois on contemple l'aménagement urbaine de nos villes ; on ne peut que se poser une question frustrante ! qu'a-t-il de nos instruments de civilisation ? Se sont ils vraiment détachés du corps primate nous sommes ? Le processus de l'hominisation a fait des milliers de stades jusqu'à donner l'homme actuel, la plus extraordinaire étape ou l'homme a pu réaliser qu'il y a un espace entre lui et l'instrument qui l'aide à gérer sa vie. Cette espace s'est occupé par l'imaginaire et la culture collective, dans la mesure ou l'institution comme instrument, traite des relations très complexes entre l'homme et ses besoins. Mais parfois on ne peut identifier nos instruments tant que l'espace qui nous sépare est très réduit, donc il sont plus proches de nos corps, c'est à dire on ne peut identifier l'institution abstraitement; on ne peut que le sentir directement. Donc toute imagination ne peut donner que des visions directes de nos rues et nos murs, c'est à dire une anarchie urbaine très pauvre en imagination, ce qui donne des quartiers très pauvres en beauté. Notre imaginaire doit envahir tous les espaces qui relient le corps humain avec ses instruments du bien être, pour donner toutes les chances à une imagination créative et visionnaire. L'homme citoyen est au stade de se poser des questions sur les schémas culturels de ses institutions tellement pauvres qu'ils ne peuvent élaborer de véritables liens avec la réalité environnante. Notre imaginaire qui représente notre vision du monde, doit se moderniser par des instruments adéquats qui laissent de l'espace culturel pour attacher l'homme marocain au mouvement du temps et de l'histoire. Cette relation dialectique entre l'institution et son abstraction qui s'opère au niveau des individus et des groupes, peut épanouir une imagination fertile, ainsi se développe notre abstraction des choses pour recréer un homme nouveau avec des instruments nouveaux et complexes. Et a la fin de cette histoire chaque marocain sera artiste!!! |